Bandes dessinées — Océan Indien

Takamaka

Langue : français

Auteur : Grégoire Loyau
Lieu d'édition : Saint-Denis (La Réunion)
Éditeur : Des Bulles dans l'océan
Année d'édition : 2016
Nombre de pages : 112 p.
Illustration : Couleur
Format : 20 x 27 cm
ISBN : 978-2-919069-24-8
Âge de lecture : À partir de 10 ans
Prix : 20 €

En gros plan le visage du héros de la bande dessinée du peuple des Takamaka.

Takamaka désigne le nom d’une vallée de l’est de l’île de La Réunion. Mais, le saviez-vous ? C’est aussi le nom d’un peuple quasi-disparu, dont Wayo, le héros de cette bande dessinée, est le dernier représentant suite à une épidémie concomitante à l’arrivée de mystérieux explorateurs sur l’île. Le jeune homme va devoir survivre, uniquement accompagné de son dodo domestique. Les hasards du destin vont lui faire rencontrer Sania, une belle esclave prisonnière d’un bateau pirate. Ayant fondé un foyer, ils seront confrontés aux invasions successivesd’un peuple étranger venu chercher une terre hospitalière, puis à l’arrivée des premiers colons européens. Malgré toutes ces péripéties, le souci de Wayo et de sa famille est de préserver le souvenir du peuple Takamaka. Ecrite par un ancien collaborateur du Cri du Margouillat, également passé par les éditions Les Humanoïdes associés, cette bande dessinée propose une histoire singulière, qui ne cesse de prendre le lecteur à contrepied. Tout d’abord vis-à-vis de l’histoire selon laquelle la Réunion était inhabitée au moment de sa « découverte » par les premiers explorateurs européens. Mais également par sa tonalité: là où le sujet aurait pu être traité sous un angle dramatique voire tragique, le dessin humoristique et l’ambiance générale du récit, parsemé de gags (pas toujours réussis) donnent à l’ensemble une intonation étonnamment optimiste et légère. Car si Wayo et ses proches sont seuls, ils n’en restent pas moins soudés par les liens du sang et du fait de l’héritage des Takamakas profondément liés à leur terre d’origine, notamment ses grottes mystérieuses et son terrible volcan. Cette approche « positive » de thèmes profonds (l’insularité, la solitude, la disparition des « peuples premiers ») ne se fait pas sans maladresses éparses, mais est suffisamment originale pour retenir l’attention du lecteur.

JP


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