Bandes dessinées — Afrique

Kouka

Langue : français

Auteur : Collectif
Lieu d'édition : Ouagadougou
Éditeur : REN-LAC (Réseau national de lutte anti-corruption)
Année d'édition : sans date
Nombre de pages : Propre à chaque numéro
Illustration : Noir et blanc
Format : 30 x 21 cm
Âge de lecture : À partir de 10 ans
Prix : 100 CFA chacun ; téléchargeables gratuitement sur http://renlac.com/bd-kouka/

Kouka est le jeune héros d'une série de bandes dessinées conçue par Noraogo Sawadogo, qui vise à mobiliser les élèves des écoles et des collèges contre toutes les formes de corruption. Elle est publiée par le REN-LAC (réseau qui s'inspire de l'héritage de Thomas Sankara, chef de l'État du Burkina-Faso de 1983 à 1987), sous forme imprimée et aussi sur le site du REN-LAC, où elle est téléchargeable.

Dans chacun de ces nouveaux fascicules (voir la présentation des précédents numéros), des exemples de corruption sont décrits : achats de sujets d'examen, marchés truqués de fourniture d'huile frelatée, jusqu'aux événements de 2014 et la tentative ratée de Blaise Compaoré pour modifier la constitution. Celle-ci est décrite dans le n°14 publié en 2014, qui prend une tournure plus radicalement politique : on passe alors du local au national. Un numéro 15 a été publié depuis et aborde les questions posées par la transition.

Les adultes et les enfants y sont présentés comme des corrupteurs actifs ou passifs, ou bien comme de vertueux citoyens en lutte contre ces pratiques. Le ton général est un mélange de propagande/dénonciation et de dialogues spontanés et vivants. La narration est alerte et permet de rendre accessibles des dossiers complexes aux jeunes lecteurs. La morale est univoque : pas de pitié pour les corrupteurs, pas de pitié pour les corrompus. La délation est un devoir civique. Mais l’auteur fait preuve d’une confiance peut-être excessive dans l’efficacité de la justice et des forces de l’ordre. On s’étonnera ainsi de retrouver comme si de rien n’était des personnages douteux comme Bila et son papa, pourtant démasqués dans chaque épisode. Les illustrations sont simples, mais lisibles et sympathiques. Les illustrateurs varient, mais une unité globale de style est préservée.

Dans chaque numéro, la bande dessinée est accompagné d'un jeu-concours et d'un questionnaire, pour susciter un dialogue dans les établissements scolaires qui participent au concours. Pour aller au-delà, Kouka propose dans le dernier numéro la constitution de clubs de jeunes anti-corruption.

Cette série BD à succès a fait l’objet d’une adaptation sous forme de série télévisée, diffusée sur la télévision du Burkina à partir de juin 2016 (voir les journaux Burkina on line et Le Monde et le site de la RTB).

- N°10 : Fraude au BEPC : Coup de filet de la police. [auteurs non mentionnés]

- N°11 : Démantèlement d’un réseau de fraudeurs. [Ill. Timpous (pseud. de Timpousga Kaboré)]

- N°12 : Victimes de l’huile de la corruption. [ill. Hamidou Zoetaba]

- N°13 : La Malle du père de Bila. [auteurs non mentionnés]

- N°14 : Plus rien ne doit être comme avant. Noraogo Sawadogo ; ill. Timpous (pseud. de Timpousga Kaboré)

- N°15 : La Vente des places. Noraogo Sawadogo ; ill. Timpous (pseud. de Timpousga Kaboré)

CR